Jean-Jacques Vanier
Revue de presse
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| L'envol du pingouin | A part ça la vie est belle | Elles |
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Drôle d'oiseau. On le retrouve avec ce petit bijou de spectacle décalé, mâtiné d'humour absurde et de tendresse. S'il existe un animal méritant d'entrer dans votre bestiaire humoristique, c'est bien Jean-Jacques Vanier : poétique, lunatique et drolatique.
À nous Paris
Jean-Jacques Vanier nous invite à un vol plané à travers des souvenirs extravagants, pour flotter à vue dans un imaginaire qui défie simplement les lois du rationnel. La navigation est à la fois belle et déroutante, entre humour décalé et grande poésie.
L. de R. - Pariscope
Tout ici est poétique, mélancolique et irrésistible. Une des choses les plus comiques qu'il nous est donné de voir aujourd'hui sur les planches. L'humour fin, littéraire de Vanier est d'une haute qualité d'écriture. Difficile de ne pas être ému.
Anthony Palou - Le Figaro Magazine
Dans « L'Envol du pingouin » Jean-Jacques Vanier propose un spectacle « intelligent, beau et philosophique ».
Annabelle Ruchat - France soir
Jean-Jacques Vanier est d'abord un Homme de Théâtre, comédien et auteur de ses propres spectacles. Vanier possède la capacité de gommer les frontières entre réel et imaginaire, légèreté et profondeur, merveilleux et banalité.
P.A. - Viva Magazine
Il ne faut pas manquer cet Artiste qui nous conte la mélodie du bonheur. Vanier est un clown qui fait du bien.
Le Parisien
Ce spectacle co-écrit et mis en scène par François Rollin joue sur l’absurde et le loufoque. On en redemande.
S.J. - Le Point
Un spectacle remarquable. Un succès mérité.
Bertrand Dicale - Le Figaro
Il se montre dévastateur de logique dingue. Le pingouin s'est envolé : Vanier est un grand humoriste.
A-M.P et M.B. - Télérama
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L'artiste rassemble les pièces d'un puzzle représentant un clown à l'humour discret et intelligent.
E.L. - L'Express
"A part ça la vie est belle" est un modèle d'écriture. Fine, précise, la langue de Vanier fait la peau au cynisme et met le vulgaire au rebut. Elle assemble des mots qui provoquent l'hilarité mais qui forment aussi parfois quelques îlots de pure poésie.
Antoine MALO - LeJJD
Si logique soit-il, on ne résume pas le labyrinthe d'associations d'idées dans lequel nous embarque Jean-Jacques Vanier, ce funambule de l'absurde.
Jean-Marc STRICKER - France Inter
Vanier sait toucher sans perdre le fil d'un rire franc, heureux, complice.
Bertrand DICALE - Le Figaro
Lorsque deux de vos meilleurs amis meurent à peu de temps d'intervalle, c'est forcément à cause de la redoutable loi des séries. Oui, mais s'interroge Jean-Jacques Vanier : Qu'est-ce qu'une série ? La logique loufoque du duo Vanier-Rollin (coauteur et metteur en scène) réussit à transformer un sujet à priori peu propice au rire en un délire d'une drôlerie ravageuse. Mortelle même.
Michèle BOURCET - Télérama
Scientifique éberlué et tenace du questionnement humain, Vanier sait comme nul autre provoquer le fou rire - de vrais fous rires irrépressibles - avec des angoisses profondément philosophiques mais sans jamais en avoir l'air.
Judith STEINER - SOFA
Humour à mort
Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas un spectacle plus drôle, plus dingue et plus intelligent à la fois. Alain SPIRA - Paris Match
Jean-Jacques Vanier, drôle comme personne
Pendant une heure et demi, Vanier, en merveilleux funambule, entraîne le public dans un univers unique, délicatement différent. Il n'y a personne comme lui pour observer la vie par le petit bout de la lorgnette. P. V. - Le Parisien
Comme dans le précédent Envol du pingouin, il manie l'absurde avec dextérité et maîtrise l'art de la digression. Parcours savoureux d'un homme discret, qui n'a l'air de rien colmme ça, pieds nus dans son pyjama trop grand, et pourtant capable d'échafauder les plus extravagantes théories sur la vie, la mort, l'amour.
Gwendoline RAISSON - Zurban
Vanier, comique à part
Jean-Jacques Vanier n'est pas un homoriste comme les autres. Il ne fait jamais de blagues, vise largement au-dessus de la ceinture, part dans de grands délires sans queue ni tête, mais avec un sens de l'absurde qui renverse les salles où il passe. Ariane DOLLFUS - France Soir
Ne cherchez pas à vous prendre la tête : laissez-vous surprendre par le talent de Jean-Jacques Vanier. Pour rire aux éclats.
A. G. - Madame Figaro
Un tendre à ne pas manquer, mis en scène par François Rollin.
Marie Claire
Inclassable et classe
Ce spectacle tout bonheur nous console des grosses cavaleries rigolardes ambiantes. Myriem HAJOUI - A nous Paris
C'est le comique le plus fin du moment. Sans grosses blagues ni imitations, sans références télé ni détournement de pub. Juste un monologue particulièrement bien écrit, que nous raconte un drôle de mec en pyjama...
Edouard DUTOUR - Palace
Plus que l'autodérision acerbe et les portraits acides du genre humain, c'est l'émotion qui sert de fil conducteur au spectacle. Les bons mots de Jean-Jacques Vanier font mouche mais au-delà, ils touchent souvent au coeur. Cet homme-là peut faire rire de tout avec élégance.
Marie-Pauline MOLLARET
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Elles (La main au Vanier)
De spectacle en spectacle, Jean-Jacques Vanier poursuit son impossible quête : toucher enfin à la connaissance de l'âme humaine. Les relations hommes-femmes par exemple. L'entrée en matière se fait par un magasin de chaussures, sur un distinguo dingo entre « seins » et « nichons », en l'occurrence ceux d'une vendeuse au généreux corsage. Mais qu'on ne s'y trompe pas, chez Vanier, pas de vannes convenues ! Les circonlocutions de son soliloque hautement drolatique défient joyeusement toute rationalité. « II faut avoir des enfants jeunes, car après on les voit flous. » Dans ce labyrinthe, le rire est le seul fil d'Ariane laissé aux spectateurs, qui, du coup, ne sont pas pressés de sortir. A. A. - Le Canard Enchaîné
Dans la vie, il existe des heures blanches. Des moments de solitude inutiles et sans amour où nos âmes semblent recouvertes d'une sorte de glu de médiocrité. Le samedi après-midi vers 16 heures constitue l'un de ces moments terribles. On attend son tour aux caisses des supermarchés tandis que des mères exaspérées balancent des gifles à des enfants qui fouillent dans le chariot pour y pêcher un paquet de Pépito. Ou bien on reste chez soi, à manger les Pépito achetés la semaine précédente, affalé dans le canapé, à regarder "Walker, Texas Ranger" sur TF1 ou, pire encore, la course du tiercé sur France 3. Samedi dernier, alors que se profilait pour moi le choix terrible, les caisses d'Auchan ou "Walker, Texas Ranger", je me suis soudain mis à hurler; « Non ! » Un cri de révolte, primal, comme l'explosion d'un besoin de qualité. Alors, je suis allé au théâtre. Un samedi à 16 heures. Oui, je sais, c'est la séance gériatrique avec les mamies aux cheveux blancs et les papys sourds qui demandent « Qu'est-ce qu'il a dit ? » à chaque réplique, mais je m'en foutais, je voulais juste voir un spectacle vivant. Car le samedi après-midi vers 16 heures, c'est la mort. Et ce samedi-là, je voulais survivre. J'avais choisi un petit théâtre près de l'Opéra où joue Jean-Jacques Vanier. Dans le public, il y avait finalement peu de mamies du troisième âge sauf devant moi, où vint s'asseoir l'une d'entre elles aux cheveux d'un beau blanc aux reflets bleutés. Je fus impressionné par sa carrure massive et je me disais qu'elle avait bien de la chance car elle était visiblement épargnée par l'ostéoporose lorsqu'elle se retourna pour me saluer. C'était Bertrand Tavernier. À cet instant, je sus que je ne mourrais pas ce samedi-là. Regarder un spectacle de Jean-Jacques Vanier en entendant Bertrand Tavernier rire devant soi est un moment d'une rare qualité. Car il a ri, Tavernier, un rire beau comme le spectacle de Vanier, un rire de qualité. Ne croyez pas les critiques paresseux qui vous font fuir en disant que Vanier possède un humour lunaire et poétique. Non, Vanier est juste un génie, capable de passer en quelques instants d'un homme en quête éperdue d'amour et qui cherche à comprendre les femmes à un crétin dans un bistrot qui dit à une fille : « Je vais t'éclater la chatte. » On peut appeler ça un humour lunaire mais, ce qui est sûr, c'est que ce type est un génie. Tiens, c'est la première fois que j'écris cette phrase-là. Un livre que j'adore, qui s'appelle Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes, raconte une traversée des États-Unis en moto au cours de laquelle un père explique à son fils que le sens de la vie, c'est la recherche de la qualité. Ce jour-là, dans le théâtre de la Pépinière-Opéra, j'ai compris que le sens de la vie, c'était un spectacle de Jean-Jacques Vanier assis derrière Bertrand Tavernier un samedi à 16 heures.
Guy Carlier - Télé 2 semaines
C'est l'histoire d'un homme qui voudrait comprendre les femmes. C'est donc, un peu, l'histoire, de tous les hommes. Mais en une heure et demi et en plus drôle. Tout commence avec une sombre histoire de chaussures. Quand le héros de la pièce décide d'aller acheter une nouvelle paire, alors que, explique-t-il, il n'avait aucune raison de le faire n'étant pas un grand connaisseur de chaussures, il était loin de se douter que cet acte, on ne peut plus simple, allait bouleverser sa vie. Parce que la vendeuse laisse négligemment un bouton de sa chemise ouvert, offrant à tous une vision de rêve sur son décolleté, avec le précédent client et qu'elle le referme quand c'est à son tour, Jean-Jacques Vanier, ou tout du moins son personnage, se pose des questions. Il va même jusqu'à remettre en question tout son pouvoir de séduction (Oui, il en faut peu pour déstabiliser un homme...). Pour tenter de survivre à ce drame, il va se glisser dans la peau d'une femme.
Dans son style, quelque part entre Edouard Baer pour la capacité à digresser et Droopy pour la joie de vivre, Jean-Jacques Vanier continue sur la lancée de ses deux précédents spectacles, L'envol du pingouin et La vie est belle. Tragi-comique, absurde, il s'entoure une nouvelle fois du "professeur" François Rollin pour signer un spectacle seul en scène qui ne ressemble qu'à lui. Plus que dans la tête d'une femme, c'est dans l'esprit du héros que l'on plonge. Le chemin est sinueux, les petits sentiers plus nombreux que les grandes routes. On a parfois l'impression de s'y perdre, mais c'est justement ce qui est plaisant. Jean-Jacques Vanier prend son temps, il le divise, ou alors il le multiplie on ne sait plus bien. En tout cas, dans Elles, il y a le temps de la poésie, celui de l'humour, celui de l'absurde et, même, celui de l'amour. Une vraie réussite qui devrait assurer son succès. Auprès des hommes comme des femmes d'ailleurs. Martin Mireux - Rappels
Quel spectacle ! Vanier fart partie de ces artistes pour qui humour rime avec esprit, intelligence, poésie et tendresse. En compagnie de son complice François Rollin, coauteur et metteur en scène, il nous a concocté un petit chef-d'œuvre du genre. Si, tout comme moi, vous aviez adoré « L'envol du pingouin » et « A part ça, la vie est belle », un conseil, ne manquez pas « Elles ». Et pour ceux qui n'ont jamais vu du Vanier, allez vite découvrir ce spectacle. De digressions en parenthèses, maniant comme personne le saut du coq à l'âne, ii nous entraîne dans ses divagations. C'est hilarant. Avec son regard « d'écureuil battu », son phrasé nonchalant, son personnage d'obsessionnel tourmenté est absolument désarmant. Il adore se « compliquer inutilement la vie » en se posant des questions sur tout et, on peut le dire, n'importe quoi. Cette fois-ci, il a choisi la femme. Ce qui n'est pas n'importe quoi ! Vaste sujet qu'il n'arrive pas à cerner.
Comment en est-il arrivé là ? En pénétrant dans un magasin de chaussures. Pourquoi ces « questions lancinantes » ont-elles surgi dans son cerveau torturé ? Par la vision d'un « décolleté vertigineux ». Il se donne l'énorme défi de comprendre les femmes. Ce n'est évidemment pas pour faire une étude sociologique, mais juste pour mieux les séduire. Pour déchiffrer toutes les femmes, il faut d'abord qu'il saisisse la sienne. Et dans un numéro de haute voltige, il tente de se glisser dans la peau de son épouse. Observer Vanier, cherchant la part de féminité qui est en lui, procure beaucoup de joie. Plus jamais je ne pourrai chercher mes clefs au fond de mon sac sans penser à lui ! Derrière le propos se cache une belle humanité. Quant au décor de draperies rouges, serties de lampes, il rappelle que la comédie de la vie se joue tous les jours. M-C. N. - Pariscope
Un Vanier plein d'esprit
Avec « Elles », l'acteur retrouve son ami et complice François Rolin, coauteur et metteur en scène du spectacle. Un duo gagnant. Tout commence par l'achat d'une paire de chaussures « à lacets », « un mercredi », et la rencontre d'une vendeuse au corsage déboutonné - délibérément ou pas, telle est la question. Déboussolé, un mari plan-plan et de surcroît père dépassé décide alors de se mettre dans la peau d'une femme, la sienne, pour mieux comprendre le sexe opposé. Avec un tel pitch, caricature, vulgarité et déjà-vu auraient pu être au rendez-vous du one-man-show de Jean-Jacques Vanier. Que nenni. Hormis un gros cliché (ah ! ces filles qui perdent sans cesse les clés dans des sacs à main trop grands...), le propos est juste et jamais vain. L'air de rien, Jean-Jacques Vanier use de l'absurde et des maladresses de son personnage pour amener à rire et à réfléchir sur le genre humain. Et ça marche ! Une réussite que cet ancien de « Rien à cirer » doit également à son coauteur et metteur en scène, le génial humoriste multicarte François Rolin. Après « l'Envol du pingouin » et « A part ça la vie est belle », la paire d'acteurs et amis a récidivé et pondu ce spectacle fort bien écrit. Intitulé « Elles », il en dit finalement aussi long sur « eux ». Laure Gnagbé Blédou - Obs Paris
Cerveau contre cœur : un à zéro
Bien des points d'interrogation clignotent autour des femmes dans les imaginations masculines. Le personnage de Jean-Jacques Vanier, dans son éternelle quête de vérité, cherche des réponses. Soutenu par sa complicité avec l'inénarrable professeur Rollin, il chemine, je cite « en tant que femme », sur la scène de La Pépinière Théâtre. « Elles » est son nouveau spectacle : une introspection en miroir de la conscience féminine, dont le reflet est l'inconscient masculin. La genèse, évidemment, a son origine... dans le décolleté. Une vendeuse de chaussures... Deux belles pommes interpellent d'abord le personnage. Elles se laissent deviner, ou se dévoilent presque en entier, selon les caprices d'un bouton de corsage ouvert ou fermé. Problème : connaît-elle les puissants pouvoirs de suggestion qui reposent sur la position de ce bouton ? Sait-elle quand le bouton est ouvert ou est-ce le fruit d'un hasard ? Pourquoi le bouton est-il refermé quand elle doit chausser M. Vanier ? Celui-ci, pour tenter d'élucider ce grand mystère, décide de comprendre les femmes. Mais comment... Comment... se mettre à leur place ! Déclic ! Et clac : comprendre toutes les femmes en entrant dans leur tête ! Il organise alors une série d'exercices en forme de mises en situation, visant à percer l'essence féminine. Le sujet à incarner est tout choisi : sa femme, car c'est l'elle qu'il connaît « le moins mal ». Le personnage trouble. Il apparaît naïf, innocent comme semble l'être un enfant, curieux comme le ravi du village. Il incarne un être à la fois bête et attachant par les questions qui l'agitent en profondeur. Puis quelque chose perturbe, une sensation de froid et d'incommode fait un obstacle au cœur. Parce qu'on ne voit pas, au fond, où est le sien. Rien ne semble lui provoquer d'émotion, alors que tout lui est matière à réflexion. Par exemple, dans son application à devenir sa femme, il (en elle) ne se supporte pas. Il s'affuble de tous les défauts répertoriés dans le genre humain pour se réduire à une montagne d'incapacités au bonheur et à l'amour. Mais, si cette constatation lui saute aux lèvres, elle ne le touche pas. Seul son cerveau enregistre et s'excite. De la même façon, Il reste indifférent quand il dit qu'il « n'apprécie pas » que son fils comprenne dans le regard de sa mère qu'il est un con. Il devient pour nous comme un homme vide, il aspire à comprendre, mais sans respirer la vie. Un personnage étrange, donc, si proche et si lointain, en apesanteur. Jean-Jacques Vanier lui donne corps avec brillance, en éclats d'âme, sans ses états. Le spectacle, c'est lui. Et, s'il échoue irrémédiablement à comprendre les femmes, il nous montre à quel point elles peuvent encore et toujours faire couler l'encre des hommes. C'est écrit en mots drôles, gorgés de boucles rondes et de pensées déliées. Le texte réjouit par son humour décidément singulier. Claire Néel - Les Trois Coups
Dans la vie, est-ce que vous vous posez autant de questions que votre personnage s'en pose sur scène ?
Autant, mais j'ai l'impression que c'est comme ça pour tout le monde. La vie est faite de questionnements, même si, avec ou sans réponse, chacun n'en continue pas moins d'avancer. Et vos spectacles vous aident à acquérir quelques points de certitude ? Oui, ils m'aident à saisir des réponses que je n'ai pas encore trouvées dans la vie. Moi qui suis devenu adulte très tard, l'Envol du pingouin, où je parlais notamment de l'enfance, m'a aidé à devenir plus responsable. Quand j'ai commencé à écrire le spectacle suivant, comme nouveau père, j'étais rattrapé par l'angoisse de la mort. J'en ai fait quelque chose de plutôt drôle, qui m'a aidé à me libérer et à vivre mieux le passage à la paternité. Mon troisième spectacle vient juste de commencer, je ne sais pas encore ce qu'il va m'apporter ! Mais si je l'ai voulu, c'était qu'il était essentiel pour moi, aujourd'hui, de parler du rapport homme-femme et en particulier de l'amour. À la différence des humoristes, ce qui est essentiel pour vous, ce n'est donc pas avant tout défaire rire ? Non, avant d'essayer d'être drôle, je veux être concerné par ce que je raconte. Ma recherche, c'est d'aborder des sujets qui me touchent et me préoccupent à l'instant où je me plonge dans l'écriture. Avec ça, me semble-t-il, je fais des spectacles simplement humains et après, sur scène, j'essaie de les rendre le plus vivants possible. Vous n'en faites pas moins rire votre auditoire et les commentateurs sont unanimes à saluer ce qu 'ils appellent votre humour « lunaire ». C'est curieux, je ne me sens pas du tout lunaire mais, au contraire, très impliqué dans la vie, dans la mienne, dans celle des gens que j'observe. Il faut croire que ce trait de personnalité m'échappe complètement. Comme m'échappe le fait que je parlerais lentement ! Je ne m'en rends pas compte, je le ressentirais même plutôt comme un défaut que j'aimerais bien rectifier. De vous, on dit aussi, souvent, que vous êtes « gentil ». Ça, c'est un trait que vous acceptez ? Plutôt, oui. Je glisse ici et là quelques petites méchancetés, mais c'est vrai que je suis quelqu'un d'intrinsèquement gentil. Dans mes spectacles, c'est moi qui suis tourné en dérision, c'est mon personnage qui glisse sur les peaux de banane. Je me suis toujours contenté de mettre en scène mes faiblesses, mes échecs, mes fantasmes, dans l'espoir que ça résonne chez le public et que ça le fasse rire. Est-ce que, dans votre carrière, il y a des occasions que vous avez manquées ? Je n'ai pas d'amertume, mais il y en a. Par exemple, quand Laurent Ruquier, avec qui j'avais travaillé à France Inter, est passé à la télé, je n'ai pas suivi le mouvement. La perspective d'être aussi exposé me mettait mal à l'aise et j'ai préféré me cacher pour travailler plus discrètement. Je trouve ça dommage pour moi quand on fait ce métier-là. Mais bon, ça, j'ai réussi à m'en débarrasser. Gérard Miller - La vie
Ah, la gent féminine, source d'incompréhension pour tant d'hommes ! Le personnage que campe Jean-Jacques Vanier n'est pas en reste : hésitant, maladroit, mufle parfois, un bouton de chemise tantôt ouvert tantôt fermé le plonge dans des abîmes de perplexité. Il décide alors d'essayer de comprendre les femmes en se mettant à leur place, à travers une série d'exercices plus extravagants les uns que les autres... Après un démarrage un peu poussif, le comédien emporte la salle grâce à quelques moments de bravoure. Pour sa troisième collaboration avec son complice François Rollin, le comédien touche juste dans sa description des relations de couple, des manies féminines et des angoisses masculines. Un bon moment de rire et de tendresse.
Fanny Le Borgne - La vie
Pourquoi changer une équipe qui gagne ? François Rollin, le professeur qui a toujours quelque chose à dire et Jean-Jacques Vannier, et son personnage d'égaré lunaire, qui jouent dans un même registre humoristique se retrouvent pour une nouvelle entreprise d'écriture à quatre mains avec le premier aux manettes et le second au charbon sur scène.
Un spectacle qui commence, une fois encore, par une histoire de pieds. Certes Jean-Jacques Vannier n'est plus, comme dans "A part ça la vie st belle", pieds nus en pyjama, mais en complet veston et chaussettes, l'air penaud comme s'il rentrait au bercail conjugal au petit matin après une nuit de bamboche. Mais la scène est pavoisée d'une pluralité de rideaux rouges au drapé savant et enluminé et la pérégrination narrativo-métaphysique qui suivra a pour point de départ un fait d'une banalité exemplaire dépourvu a priori de tout intérêt - l'achat de chaussures - qui va revêtir, après moultes digressions qui ménagent le suspense, le caractère d'un événement majeur qui contribuera à enrichir Cet événement est un poncif de la libido masculine : la présence d'une vendeuse, une belle blonde au cheveux longs et à forte poitrine, dont le décolleté généreusement avantagé par un bouton défait de son chemisier occasionne une bouffée libidinale et fantasmatique qui se mue en questions métaphysiques lancinantes (le bouton déboutonné est-il le fait du hasard et quel est le fonctionnement de la femme face à ce bouton qui avait tendance à s’échapper de sa boutonnière) pour le sujet masculin en proie à une perpétuelle quête philosophique. Pour ce troisième opus commun, la thématique annoncée par son titre même, "Elles", n'est pas des moindres puisqu'il s'agit de la gente féminine. Et cependant, au fil du spectacle, on se rend compte que les deux compères parlent davantage des hommes et ne traitent de cette dernière que comme sujet de préoccupation des hommes dans le cadre d'une stratégie de séduction. La morale de cette histoire, car il y en a une, relève de l'analyse, par l'humour et par l'absurde, d'une problématique qui ressortit au sujet de dissertation : faut-il connaître autrui pour le séduire ? Sur scène, Jean-Jacques Vannier maîtrise son personnage récurrent d'anti-héros shadokien qui tourne longtemps autour du pot, du jardinier et du jardin avant d'en arriver au fait avec sa scansion atypique et son air de ne pas y toucher mais qui finit toujours, tel un subtil raminagrobis, à retomber sur ses pieds tout en menant le spectateur par le bout du nez et du rire et la collaboration avec François Rollin une fois encore concluante et rondement menée. MM - Froggy's delight
Partant d'une méticuleuse histoire de chaussures à lacets, un homme délicat (Jean-Jacques Vanier) se lance un énorme défi : comprendre les femmes, de l'intérieur, en toute présomption. Macho ? Sûrement pas. Féministe ? Faut pas exagérer ! Vanier est un humoriste gentil. Sa présence sur scène est éclatante, d'un naturel qui rayonne. Son obstination à être simplement lui-même provoque admiration et tendresse.
France Soir
Dès qu'il entre sur scène, le public comprend qu'il a à faire à un personnage pas comme les autres. Vanier arrive, timide, en costume mais en chaussettes, souliers à la main. Il se souvient du corsage déboutonné de la vendeuse blonde qui lui a vendu ses chaussures. Par ce détail, le spectacle peut commencer. Le sujet ? La femme. Pour mieux la comprendre, la meilleure façon n'est-elle pas de se mettre dans sa peau ? Sur ce thème, l'acteur explore sa vie. A la façon d'un Devos. À la façon de Vanier, sublime antihéros,
Le dernier spectacle de Jean-Jacques Vanier est naturellement formidable. Ce comédien vraiment pas comme les autres ne glisse pas sur l'air du temps, il le sonde, ce qui est, par définition, plus profond Profond et léger à la fois, lunaire et bien là à la fois, lesté aux choses de la vie. Anthony Palou - Figaroscope
Jean-Jacques Vanier au féminin singulier
Seul sur la scène de La Pépinière Théâtre, le comédien offre un spectacle réjouissant, « Elles » En chaussettes, paire de chaussures dans une main, costume gris sur chemise claire, embarrassé de sa personne, Jean-Jacques Vanier fait ses premiers pas sur scène en se tortillant timidement. Déjà des rires partent dans la salle de La Pépinière Théâtre. « Le 17 janvier dernier, je suis allé macheter des chaussures. », commence l'humoriste L'homme confesse ce qui l'obsède : un « panorama excitant », soit le décolleté plongeant de la vendeuse du magasin qui semble venue tout droit des pays de l'Est, « comme celles que l'on voit dans les reportages sur la prostitution ». Pourquoi son corsage est-il déboutonné avec un autre client ? Pourquoi lui, pauvre gars, n'a-t-il droit qu'au chemisier sagement boutonné ? La jeune femme a-t-elle, ou pas, conscience de ce qu'elle montre et a qui ? Ou est-ce le hasard qui fait mal les choses ? Autant de questions qui vont pousser le héros à se mettre à la place d'Elles (titre du spectacle), les femmes. Afin de mieux les comprendre. Et le héros de se livrer à des « expériences bizarres », comme chercher un trousseau de clefs dans son sac ou gravir des escaliers vêtu d'une robe. Son modèle ? Son épouse, la femme qu'il connaît « le moins mal ». « Un homme de théâtre » Jean-Jacques Vanier cosigne un texte loufoque et brillant avec son complice François Rollin avec lequel il avait déjà mijoté deux spectacles originaux, L'Envol du pingouin et À part ça la vie est belle où la gent féminine était déjà évoquée. « Nous nous sommes rencontrés au début des années 1980, quand nous avons monté les Lundis du rire, où nous allions de théâtre en théâtre, il y avait Dupontel dans la bande à l'époque. Après, nous ne nous sommes pas quittés », se souvient le « Professeur Rollin », l'un des inventeurs des « Guignols » de Canal +, actuellement en tournée avec son one-man-show, Colères, il est intarissable sur son acolyte. « Jean-Jacques est d'abord un homme de théâtre, il n'est pas un bon client ni en radio, ni en télé, il n'aime pas trop cet exercice. C'est sur les planches qu'il est le plus heureux, car il est timide. Il n'est pas branché sur le même voltage que nous autres, il a une espèce défausse nonchalance. » Originaire de Bretagne, Jean-Jacques Vanier rend spontanément hommage à ceux qui lui ont mis le pied à l'étrier : outre son frère de scène, Laurent Ruquier, sur lequel il est tombé en sortant du Point-Virgule, et Anne Roumanoff. Grâce à eux, il s'est fait connaître dans « Rien à cirer », feu l'émission de France Inter où il a sévi pendant trois ans. Avec François Rollin, il travaille en symbiose : « Nous avons davantage envie de raconter des histoires décalées que de faire des sketches, avec des rires obligatoires toutes les six secondest indique ce dernier. Nous ne cherchons pas l'effet pour l'effet, nous essayons de faire passer au public un moment drôle et magique à la fois. » L'objectif est largement atteint. Formé au mime et à l'art dramatique, Jean-Jacques Vanier a acquis un style à part, qui détonne dans le monde de l'humour. En note d'intention, il avoue qu'il rêve de devenir un jour comédien. Qu'il se rassure, il l'est. Nathalie Simon - Le Figaro
Vous, les femmes !
Seul en scène, Jean-Jacques Vanier, maître dans l'art du rire mâtiné d'absurde, impose sa griffe à La Pépinière théâtre. Trois ans après L'envol du pingouin et A part ça la vie est belle – des spectacles salués par la critique –, il récidive avec Elles, un one-man show chargé d'oestrogènes. Sans se départir de son humour percutant et farfelu, il se lance sur les planches dans une mission impossible : comprendre la gent féminine en général et sa femme en particulier. Epaulé par son compère François Rollin, coauteur et metteur en scène, c'est avec tendresse et sincérité qu'il déroule son irrationnelle logique féminine. L'occasion pour ce clown philosophe de jongler entre théories extravagantes et observations drolatiques de ces dames. Direct Soir
Qu'ont-elles en tête ?
Trois ans après L'envol du pingouin, Jean-Jacques Vanier renoue avec la scène. En cette rentrée, ce poète au regard de chien battu présente Elles, sa dernière création boostée à l'oestrogène. A nouveau dirigé par son complice François Rollin, également coauteur du spectacle, Jean-Jacques Vanier s'attaque, cette fois, à un casse-tête chinois : comprendre la gent féminine en général et sa femme en particulier. Ce vrai gentil, désarmant de tendresse, observe et décrypte ces dames, avant d'ajouter : « Je me complique inutilement la vie ! » On lui en sait gré. Direct Matin
One-(wo)man-show
Il faut qu'un décolleté soit ouvert ou fermé. Confronté à cette énigme métaphysique, délivrée par une plantureuse vendeuse de chaussures, notre héros réalise qu'il ne comprend rien aux femmes. Il décide de se mettre à leur place, en se livrant à plusieurs exercices pratiques. Tel est le point de départ de « Elles », le nouveau spectacle de Jean-Jacques Vanier, cosigné et mis en scène par François Rollin. Sur fond de rideaux rouges illuminés comme un arbre de Noël, il apparaît, ses chaussures neuves à la main, avec une étrange dégaine mi-gauche, mi-féline - sorte de Buster Keaton réincarné en cadre d'entreprise. Premiers mots, première longue digression et le public est déjà au taquet. Pendant une heure trente, Vanier - formé à l'école Ruquier-Roumanoff - tient en haleine une salle acquise à son délire à la fois prosaïque et lunaire. Ses « numéros de femme » sont irrésistibles. Surfant sur les clichés machistes, il les explose littéralement dans une gerbe d'écume ironique et poétique. Les hommes exultent, les femmes hurlent... de rire. Derrière l'humour décalé, transparaît la tristesse des couples qui se délitent, parce qu'il n'y a plus rien à découvrir chez l'autre. Ce « one-(wo)man-show » salvateur rend la mélancolie hilarante. Vanier est bien un clown tombé de la Lune. PH. C. - Les Echos
L'Art de l'Absurde érigé en philosophie...
Jean-Jacques Vanier fidèle à cet humour qui l'a révélé au grand public : un raisonnement labyrinthique et farfelu servi en toute innocence. Mais il ne faut pas s'y méprendre. L'irrationalité des problématiques posées par l'Humoriste est loin d'être dénuée de sens. Jean-Jacques Vanier n'a jamais été aussi grave et paradoxalement drôle. Mathieu Andreau - La Montagne
La Première de « ELLES » a été plébiscitée par le Public.
L'Humoriste taquine les femmes et leurs habitudes, mais gentiment. Sans machisme. La salle comble est conquise. Le texte est fin, intelligent. L'Écho de la Corrèze
Vanier est-il vraiment un Humoriste pas Gai ?
Ce gars-là, c'est un de nos Humoristes les plus tristes préférés. Vous en connaissez beaucoup des humoristes gentils, désespérés, tendres. Et qui vous font rire ?? Yves Aumont - Ouest-France
Au Prato : dans « Elles », Jean-Jacques Vanier excelle.
Si le burlesque était un terreau sur lequel on faisait pousser des arbres, Jean-Jacques Vanier serait un de ces drôles d'oiseaux qui prendrait un malin plaisir à se poser sur une branche. EM. C. - La voix du Nord - 19/11/2008
Le Haut du VANIER :
VANIER excelle au Théâtre de Bressuire dans son Nouveau Spectacle : « ELLES » à explorer les tréfonds de l'âme humaine, en y pointant - avec subtilité et humour - les travers et les richesses. C.D. - Le Courrier de l'Ouest - 27/10/2008
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